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dimanche 21 décembre 2025

Résumé du manuscrit "Les naufragés de Kermi"

"Les Naufragés de Kermi" est une chronique sociale fine et documentée. Elle explore la vie quotidienne, ainsi que l’exclusion et les tensions du quartier « Creac’h Mikaël » de Saint-Pol-de-Léon, depuis sa création jusqu’aux années 1960. Les vicissitudes de la famille Derrien servent de fil conducteur.

Le récit dense mêle descriptions, dialogues et voix multiples pour montrer l’interdépendance des ouvriers de Kermi, des producteurs et des expéditeurs. Suzette Riou, gérante d’un bistrot près de la gare et des dépôts, est un témoin lucide de son époque, incarnant un contexte souvent conflictuel et secret.

À mi-chemin entre témoignage et fresque sociale, le texte restitue les dynamiques collectives, les contraintes du quartier et les revirements des élus. Sans oublier les formes de ségrégation des habitants envers ceux de Kermi. Le tout est présenté dans un style immersif proche de la littérature « blanche ».


De gauche à droite : mes grands-parents : Edelgarde et René Derrien, Jeanne (Derrien) Grall, Pierre Grall et Reine (Derrien) Gérardin une sœur à mon grand père. On devine mon arrière grand-mère Marie (Goasdu) Derrien entre Jeanne et Pierre Grall. Collection privée ( issue des archives de R. Grall). Photo prise dans les années 50. Sûrement la maison n° 30 partie du "Haut" dans le quartier de Kermi.

Extrait. "René Derrien remarque que Paul Le Rest* a retroussé ses manches. Le regard posé sur les voyeurs, en attente d’un dénouement retentissant, accentue sa crainte. Elle se cramponne dorénavant à celui qui est l’objet de leur imaginaire belliqueux. Suzette Riou* ne dit plus rien. Elle patiente, tout comme ses clients. C’est la seule à avoir épargné sa clope dans son porte-cigarette, logé dans la bouche. Elle n’allume pas. Son stoïcisme est flagrant, presque inné, à subir la banalité de sempiternelles scènes qui se meuvent dans l’affrontement des hommes balisant son bistrot ; elle se rêvait danseuse sur un plateau télé, ce sont les hommes qu’elle voyait valser dans son café. Beaucoup l’appelaient Suze du fait qu’elle était aussi amère que l’alcool qu’elle servait, sûrement parce qu’elle n’avait pas trouvé chaussure à son pied, enfin, pensait-on."

*Personnages fictifs

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