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La vie file, ne s'accroche à rien et surtout pas à l'avenir

mardi 8 mai 2012

élus t'il fallu s'abstenir ? vallée mieux pour le Restic !

quelques vidéos de la vallée du Restic à Brest (menacée de disparition par un projet péri-urbain routier). Un collectif, déterminé et imaginatif, compte bien faire capoter ce déni de diversité biologique.
(images captées par notre complice Méli Mélo.)

jeudi 3 mai 2012

Aidez-nous à sauver les abeilles | ZIOUM

Pour que la campagne publicitaire citoyenne de dédé l'Abeillaud prenne son envol nous préparons pour cet été (fin juillet début août ) avec des apiculteurs pro et des amis de Nature et Fête, un périple en stop de dédé l'Abeillaud. Son itinéraire l’emmènera à travers toute la France à la rencontre des amoureux de la Nature et de l'abeille. Nous vous tiendrons informé de l'évolution du projet.

Vous avez aimé dédé pendant la campagne ?
Vous aimez dédé à la campagne ?
Vous aimerez dédé pendant cette campagne

Je vous invite d'ores et déjà à soutenir cette déambulation écologique ! en cliquant sur le lien et VOTEZ !


 cliquez sur le lien !

Aidez-nous à sauver les abeilles | ZIOUM  





ZIOUM : dis en un peu plus !

Cela consiste en une campagne nationale en affichage extérieur, inspirée par un beau visuel de Dédé qui saute dans les arbres. Nous pouvons VOTER pour sa campagne pour assurer sa réalisation dans le monde réel. Question : Qui va payer la campagne? Réponse : Les internautes sensibles à la cause des abeilles, à partir d'1€. 
Plus d'info sur www.zioum.fr et sur facebook.com/zioum. 
ZIOUM, c'est l'Agence Publicitaire Citoyenne.

lundi 16 avril 2012

WANTED : Tom CRUISER, El GAUCHO, very dangerous



Abeilles et bourdons : les insecticides tueraient à faibles doses

Par Sciences et Avenir

Des insecticides comme le Gaucho et le Cruiser ont des effets délétères à faibles doses sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages, selon deux études. L’utilisation de ces produits, les plus employés au monde sur les cultures, doit être revue d’urgence, selon les auteurs.



C’est une bombe à fragmentation qu’ont lâchée hier des chercheurs français et britanniques. Selon leurs études, publiées aujourd’hui par la revue américaine Science, les néonicotinoïdes, ces insecticides systémiques introduits dans les années 90, devenus les plus courants pour les cultures du monde entier, ont à faibles doses des effets puissamment délétères sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages.


Elles éclairent d’un jour cruel la disparition des pollinisateurs et le syndrome d’effondrement des colonies qui menacent à terme de nombreuses cultures, sans parler de la production de miel. Tout d’abord, les résultats montrent indiscutablement –c’est une première- les effets sévères de faibles doses de néonicotinoïdes sur le nourrissage, la croissance, la reproduction et l’orientation des insectes.

Moins de reines chez les bourdons

Peneloppe Whitehorn, de l’Université de Stirling (Royaume Uni) et ses collègues ont ainsi exposé des colonies de bourdons (Bombus terrestris) en développement à des faibles niveaux d’un néonicotinoïde appelé imidaclopride et commercialisé sous le nom de Gaucho.
Les doses utilisées étaient comparables à celles auxquelles les insectes sont exposés dans la nature. Les chercheurs ont placé les colonies dans un terrain clos où les bourdons ont pu s’alimenter- dans des conditions naturelles - c’est le point fort de l’étude. Les chercheurs ont pesé les nids (comprenant les animaux, la cire, le miel, les larves, le pollen) au début et à la fin de l’expérience.
Premier constat : les colonies exposées à l’imidaclopride avaient pris 8 à 12% de poids en moins que les autres colonies, suggérant qu’elles s’étaient moins nourries. Plus terrible et surprenant : elles avaient produit 85% de reines en moins ! Or, la production de reines est en lien direct avec l’établissement de nouveaux nids après le dépérissement hivernal…S’il y a 85% de reines en moins, cela peut signifier 85% de nids en moins l’année suivante. De quoi expliquer, peut-être, le déclin de ces animaux qui disparaissent en Amérique du Nord et dont trois espèces sont éteintes désormais en Grande Bretagne.
«Les bourdons pollinisent de nombreuses cultures : fraises , framboises, myrtilles etc.. ainsi que des fleurs sauvages, explique Dave Goulson, l’un des co-auteurs. L’utilisation des néonicotinoïdes dans les cultures est clairement une menace pour leur santé et doit être revue de toute urgence ».

Les abeilles se perdent

De leur côté, Mickaël Henry et Axel Decourtye, de l’Inra d’Avignon, ont fait plus fort encore: ils ont équipé individuellement plus de 600 abeilles domestiques de puces RFID ultra-légères, collées avec un ciment dentaire sur leur abdomen. De quoi suivre les allées et venues des butineuses entre la ruche et l’environnement. Après leur capture, certains insectes ont été invités à siroter de faibles doses d’un néonicotinoïde appelé thiamétoxam(commercialisé sous le nom de Cruiser). Cinq fois moins que la dose autorisée dans la mise d’autorisation sur le marché.
Résultat ? Les abeilles «traitées» avaient deux à trois fois plus de risques que les autres de mourir, perdues, à l’extérieur de la ruche. Probablement parce que le pesticide interférait avec leur système de localisation de la ruche, avancent les chercheurs.
Ces derniers ont ensuite développé un modèle mathématique simulant la dynamique de population des abeilles. Lorsqu’ils ont incorporé la mortalité due à un manque de localisation dans la simulation, le modèle a prédit que les populations d’abeilles exposées au pesticide devaient «chuter à un niveau tel qu’il ne permettrait plus leur rétablissement». Il y a donc de quoi expliquer là pourquoi certaines colonies se vident et s’effondrent. Sans recourir à des causes multifactorielles (monocultures, parasitage etc), ni même invoquer les effets néfastes de possibles cocktails de pesticides, voire même de pesticides et fongicides dans la nature.

Les procédures d'autorisation en question

Des soupçons pesaient déjà sur ces pesticides innovants, dits systémiques, parce qu’ils enrobent directement les semences. Mais les industriels se sont toujours vigoureusement défendus en arguant que leurs produits étaient bien loin de contenir des doses létales -testées en laboratoire- pour les pollinisateurs.
Il semble aujourd’hui qu’il faille totalement revoir les procédures d’évaluation et d’autorisation de mise sur le marché de ces pesticides, dont les composés agissent sur le système nerveux central des insectes et se disséminent via le nectar et le pollen des fleurs cultivées. Un argument dont les apiculteurs, déjà en guerre contre le Gaucho et le Cruiser, ne manqueront pas s’emparer.
Les autorités de régulation du monde entier ont désormais de quoi réexaminer les conditions d’autorisation de ces pesticides. Il ne fait pas de doute que l’industrie des produits phytosanitaires contestera ces études ou tentera d’obtenir des délais pour leur remplacement. La bataille engageant la survie des pollinisateurs -et de nombreuses cultures- est sans doute loin d’être terminée.

Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » ( 蛸壺 ) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut pren...