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mercredi 5 décembre 2012

Centre de formation : l'intérêt de qui ?

D'après des sources bien informées le centre de formation du stade brestois aurait obtenu le statut d'intérêt majeur. Pour rappel, l'absence de ce principe juridique restait un des points de blocage pour les opposants et à juste titre. Ce statut confère de facto au centre de formation une reconnaissance d'utilité publique. Cette situation n'est pas s'en rappeler, en relativisant clairement l'effet environnemental, ce qui se passe à Notre Dame des Landes ; sous couvert d'intérêt public, les élus négocient avec des acteurs du privé pour s'accorder sur deux aspects : la croissance d'un côté (politiques) et le profit de l'autre (investisseurs).
De nombreuses friches existent à Plougastel
Le choix du site d’implantation du centre d’entraînement et du centre de formation du stade brestois, à Plougastel-Daoulas a déjà été le jeu d’une opposition entre raison écologique et réalité économique. La raison, semblait l’avoir emporté sur le réalisme.
Je n’ai jamais ignoré que la construction d’un tel ouvrage permettrait de mobiliser des entreprises locales du bâtiment. Je n’ignore pas non plus l’attente sportive autour du football. Toutefois, il ne faudrait pas se tromper de cibles. Comment en vérité ne pas regretter que le premier magistrat de la commune se soit confortablement assis, en connaissance de cause sur la législation en vigueur, en ignorant les recommandations des services de la Préfecture. Le sujet qui, au départ, ne se focalisait que sur des préoccupations écologiques a glissé, malgré notre volonté, vers un enjeu politique, pour la simple et bonne raison (encore elle !) que le maire n’a pas fait son boulot, ou au pire, a profité de sa situation pour faire passer le projet en force. Il est inadmissible qu’un élu n’applique pas la loi. Mr le maire avait le devoir de la respecter. Nous avons le droit de le faire savoir car suffisamment rendus coupables de l'ignorer.
Dans l’immédiat, l’opposition communale, en dehors des écologistes, s’est positionnée favorablement au centre de formation sur la commune, sans vraiment mouiller le maillot. Il est certainement impopulaire de s’en prendre au football. Mais il est tout aussi disqualifiant d’entretenir la confusion entre valeur humaine et valeur marchande dans le foot business quand on se proclame de gauche. Le populisme des investisseurs est tout aussi condamnable lorsqu’ils font lorgner un quelqueconque intérêt public majeur en pariant sur le talent de jeunes locaux, car il n’y a rien de plus élitiste que le football et que le recrutement se fera ailleurs.
Dans les gradins, la rumeur courre que des entrepreneurs agricoles céderaient les 10 ha recherchés au-delà de Ty ar menez à Plougastel : l’appât du gain a fait définitivement disparaître tout bon sens paysan ! A 10 euro le m2 il y a de quoi s’en foot plein les peluches !
Si nous nous pensons investi par le devenir de nos territoires et de son aménagement, il est alors de notre devoir de réconcilier écologie et économie et explorer des solutions raisonnées et raisonnables pour ce type d'infrastructure. Mais les élections municipales approchant, la précipitation pourrait entraîner la majorité actuelle vers une nouvelle approximation.
David Derrien dit dédé l'Abeillaud

lundi 3 décembre 2012

Ç’Avaaz pas se passer comme ça !



Source : Dilhad sul  

Publié le 


Comment dompter l’opinion publique à partir d’émotions ?
AVAAZ.org: The World in ActionVous avez certainement vu des pétitions d’Avaaz.org circuler. Mais qui sont ces personnes qui, sous couvert de causes humanitaires, font appel à nos sentiments pour signer en ligne des pétitions fort diverses ? Cette organisation de cyberactions est, en effet, engagée sur une multitude de fronts et se targue d’opérer « démocratiquement », en suivant les orientations de sa large base d’adhérents « de fait » – puisque signer une quelconque pétition d’Avaaz fait automatiquement de vous un adhérent…
À première vue, avec plus de dix millions de membres, le succès d’Avaaz est peu contestable, et son impact médiatique paraît aussi réel que la réussite des actions. On pourrait être tenté de suivre ce mouvement les yeux fermés.
Avaaz.org est une organisation non gouvernementale internationale d’actisme en ligne, fondée en 2007. Se présentant comme une « communauté démocratique supranationale », Avaaz encourage les citoyens du monde entier à se mobiliser sur diverses questions internationales, portant du respect des Droits de l’homme aux changements climatiques.
Mais qui sont donc les fondateurs d’Avaaz ? Et à quels groupes appartiennent ils ?
Avaaz fait partie des Opérations PSYOPS ou PSYWAR de l’OTAN pour la reconquête néocoloniale de l’Afrique : Psychological warfare – PSYWAR, c’est à dire les bases des opérations psychologiques modernes PSYOPs = information et informateurs sélectionnés à l’intention d’un public étranger afin d’influencer ses émotions, motivations, raisonnements objectifs, et enfin le comportement de gouvernements étrangers, d’organisations, de groupes, d’individus.
Les financements d’AVAAZ  proviennent de la Rockefeller Foundation, de George Soros (Open Society Foundations), et enfin de la Bill et Melinda Gates Foundation.
Au regard de ces financeurs, il est permis de douter du total désintérêt d’Avaaz lors de ses campagnes de sensibilisation à une cause…
Avaaz a été créé par Ricken Patel, un anglo-canadien passé par la fondation Rockefeller, la fondation Bill Gates, consultant pour l’ONU, bref un agent du système mondial. A priori, sûrement pas un révolutionnaire dans l’âme. La fondation Rockefeller apprend à manipuler des foules (le PSYWAR) et nul doute que ce Ricken Patel en est devenu un expert.
Membre du Think Tank « Res Publica » (groupe de campagnes civiques transnationales), il est connu pour avoir promu l’ONG Avaaz.org, dont il est le « directeur exécutif ». C’est par « Res Publica » et d’autres Think Tanks du même type qu’il trouve des financements.
Qui est véritablement ce George Soros, co-fondateur d’Avaaz.org, et qui serait officiellement qualifié de « militant milliardaire » ? C’est avant tout un spéculateur. Selon une conférence de Myret Zaki et Étienne Chouard, l’une des organisations (constructions financières est un terme qui conviendrait mieux) de George Soros fait partie du groupe des « hedge funds » qui depuis 2010 à Manhattan cherchent à couler l’Euro afin de sauver le dollar.
Le témoignage d’un ancien collaborateur d’Avaaz nous éclairent quelque peu sur le fonctionnement de la structure : il évoque « marketing, opacité de l’organisation et de son fonctionnement ». Pour lui, Avaaz « mène des campagnes opportunistes en fonction de l’air du temps et ne veut pas, comme les organisations traditionnelles, réaliser des analyses poussées qui sont une perte de temps … »
Pour finir, à noter qu’un article de Dominique Guillet (Kokopelli) de novembre 2012, fait le point sur les actions d’Avaaz, et sur l’utilisation des dons versés à l’association. Il apparaît que l’organisation Avaaz appuierait des guerres, notamment les conflits libyen et syrien de 2012. Sont aussi soulignés les salaires et dépenses gigantesques de ses dirigeants, ainsi que des liens avec diverses organisations et fondations contestables aux actions contestables. 
Dédé l’Abeillaud et Marie Tréanton avec l’aide de l’enquête de Paul Matthew

samedi 1 décembre 2012

Enjeu : les campagnes sur la paille

Ce n'est pas moi qui fait le comparatif suivant, mais le journaliste A Le Bloas dans le télégramme du 24 novembre dernier : chaque année 5500 ha de terres agricoles disparaissent en Bretagne (B4), correspondant à 21 terrains de football (rien que sur Plougastel-Daoulas c'est 30 à 40 ha/an). Dans le même numéro, par une autre source, S Prévost, le lecteur apprend que c'est 63000 ha de terres qui ont été volatilisés en 10 ans (B4), soit l'équivalent de 240 terrains de foot (pour le coup c'est moi qui fait le calcul). J'arrête les comparaisons avec le football. Car l'origine de la disparition des terres agricoles a plusieurs causes. Les Jeunes Agriculteurs de la région de Morlaix peuvent pester contre la mauvaise gestion de l'espace et les politiques du logement, mais à mes yeux la première raison à souligner est la perte de ce que l'on appelait le bon sens paysan ! Aujourd’hui l'hectare à lotir se négocie 26 fois plus cher que l'hectare agricole. Pensez bien que sans aucunes contraintes, l'agriculteur, qui au regard de son lard maigre de pension, y trouve une source de profit : "Adieu veaux, vaches, ex-cargots ! C'est du blé qu'il nous faut !". Puis suivent de près, par voie de conséquence les politiques de logement qui sont inappropriées; lotissements impersonnels et très personnels à la fois, poussent comme des champignons à la périphérie de nos vieux bourgs. Troisième foyer de pression urbaine, les ZAC, les ZIC et les ZI ! On ne compte plus aujourd’hui le mètre carré commercial qui avale le foncier agricole des communes, les Déca..., les Ik..., les Carr..., sont devenus nos nouvelles balades dominicales : fini la boue, la flaque d'eau, le chien sans laisse dans les chemins creux ! Dans les magasins les allers sont larges et l'ambiance très agréable.
Pour inverser la tendance il va falloir se remonter les manches et imaginer des politiques d'aménagement rural cohérentes, partagées et maîtrisées.
D'abord, il convient de parvenir à revaloriser la place de l'agriculture : c'est la vente de la production agricole qui doit rester une valeur ajoutée et non les spéculations dérivatives liées au bâti privé ou au logement conventionné, entraînant du coup une nouvelle pression fiscale sur tous les foyers et notamment sur les plus fragiles (travailleur précaire, chômeur ou monoparentalité, retraité(e)s et handicap...). Cette situation sera d'autant plus valorisante que les agriculteurs s'emploieront à utiliser des méthodes respectueuses de l'environnement avec un écoulement de leur marchandise sur des circuits courts (exemple de l’approvisionnement de la restauration scolaire).
Puis la politique du logement doit tenir compte des préconisations des acteurs de l'habitat groupé en favorisant l'éclosion de bâtiments à quelques niveaux, avec la mise à disposition d'un espace commun (buanderie, chambres, salles de jeux...) afin de limiter l'impact sur le foncier. Le mitage est devenu le sport favori des Bretons, faisant de nous des individualistes acharnés. Au contraire, l'avantage de ce type de mutualisation nous permettrait de créer du lien social et d'établir des règles de vies communes au sein d'un syndicat.
Enfin, "l'artificialisation" des zones d'activités exerce sans commune mesure une pression supplémentaire sur le foncier agricole disponible. Ces zones périphériques accentuent le phénomène de l'étalement urbain et défigurent l'architecture urbaine ou communale. En lieu et place d'une prolifération intenable ne serait'il pas plus judicieux de regarder vers les friches industrielles ? Les bâtiments obsolètes et abandonnés ?
On le voit bien par ce balayage rapide que tout est lié : supprimer les comportements spéculatifs amélioreraient le sort commun, on se rapprocherait alors des valeurs de l'économie sociale et solidaire. On préserverait la biodiversité et les biotopes locaux. Enfin, il devient impératif d'empêcher la disparition des fermes au profit de l'agrandissement, vers plus de production intensive et polluante. Privilégions les initiatives solidaires et collectives comme le préconise Terre de Liens.

Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » ( 蛸壺 ) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut pren...