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lundi 16 juillet 2018

Relevé bâches agricoles - dépôts sauvages

A la demande de Laurent Colasse de l'association SOS MALdeSEINE (Rouen), le relevé ci-dessous a été adressé au Ministère de l'environnement afin d'introduire dans les travaux et les réflexions en cours sur les dépôts sauvages constitués de matière plastique, la problématique de l'abandon, et donc de la gestion, des bâches agricoles dans l'environnement. Relevé non exhaustif. Territoire : Presqu'île de Plougastel-Daoulas.
Cette demande fait suite à l'article paru dans l'édition du Télégramme du Jeudi 28 juin 2018



















dimanche 3 juin 2018

L'agonie humaine


Le temps de l'agonie humaine surgit enfin ! Car à travers le monde les masques finissent par tomber et l’anonymat des bureaux feutrés laissent place à l’horreur des rires crispés, les joues bouffies par la luxure et le saupoudrage d’une poussière fardée.

La mémoire des crasseux nous servira de guide face à la servitude des postures, dont les propriétaires sur leur séant postérieur siègent, séance tenante, autour de nos sépultures. Les charognes déglutissent nos essaims. Jamais rassasiés, ils avaleront jusqu’à nos derniers soupirs, nos ultimes rêves d’harmonie. L’orgueil Marche sur nos forteresses pudeurs, dessinant le visage de Jupiter. 

Ils volent auréolés de leur prétendue victoire de croissance. Mais ne le voient-ils pas : La cène d’une abeille posée sur une fleur est plus vaillante que l’agitation démesurée de leurs courbes profits. La légitimité de l’inceste pouvoir ne vaut rien. Son regard s’est détourné des mains galeuses préférant le gant de la rente privée.

Ils sont tel un virus et se reproduisent dans l’infini, le clonage existe déjà mais ne trouve qu’un néant d’excitation chez le clown. Le poète accourt et au cou du clown secoue ses brelans pour l’appel des sentinelles, sempiternelles bataillons sans armes ni armures, tout juste, un potimarron en guise de potager.

Ils sont Ridicules. Ils l’ont toujours été, comme hiver. Leur cupidité asphyxie le peu d’humanité qu’ils transpirent, mouillant leur souillure façade. Leur rang les rend inoxydable, indéboulonnable, indécrottable. Croient-ils ou croassent-ils plutôt les badauds jetés dans les rameaux, d’infortunés perchés dans les arbres ?  Sont-ils, ces tueurs de bestioles, si peu concernés par l’existence de la diversité à tant regarder leurs beaux atours ? Leur tour est si haute qu’ils ne nous voient pas. Et bien tant mieux, car nous agirons comme une multitude de visages, munie d’une seule mutinerie flamboyante : la dignité !


Et ce n’est pas une escadrille de soldats plombés qui anéantira la trace d’espadrilles alors caoutchoutées. Nous aurons raison de leur noyautage, à grands coups de blettes. La force cédera car elle n’a pas l’habitude d’un habit de pluie, d’un abandon de soi dans l’indifférence du confort ouaté. Goutte après goutte les landes y creuseront leur sillon, Le froid, inexorablement, se glissera dans leur fêlures lassitudes. 

mardi 29 mai 2018

Glyphosate : on a marché sur la tête, Mme LE FEUR !

On a marché sur la tête, quoique, on pourrait marcher sur la lune à force de vouloir nous faire avaler des godillots  

Madame LE FEUR,

si cela ne vous offense guère, je me permettrais de vous appeler Sandrine, car comme il est convenu chez les bios, on est cool !

Sandrine, vous êtes la députée de la  4ème circonscription du Finistère pour le compte de LaREM. Bravo ! Une élue qui dans le civil pratique l'agriculture biologique et qui rejoint les rangs du libéralisme et des lobbyistes de l'agriculture industrielle, vous faites preuve sans aucun doute, d'originalité. Vue de ma position, je ne peux qu'approuver. 


Sandrine, vous êtes responsable du projet de loi EGALim (les Etats Généraux de l'Alimentation). J'ai écouté votre discours (sisi !) pour le lancement des débats dans l'hémicycle de l'assemblée nationale du 22 mai dernier. Encore Bravo ! Vous évoquez, ma chère Sandrine (3'30), je cite : "l'urgence sanitaire et l'urgence environnementale". Arrêtez ! Je n'en peux plus ! Je deviens votre premier fan ! 

Discours d'introduction à la séance publique EGAlim

Mais continuons d'écouter votre discours avant que je me perde complètement dans l'euphorie. 4'10 : "Nous devons tous et toutes prendre nos responsabilités : membres du gouvernement, etc, etc". Vous avez entièrement raison, il n'y a que par l'exemple que les mentalités évoluent. Tenez, prenez le Ministre de l'Agriculture Mr Stéphane Travert. Mais on y reviendra plus loin. 

Alors quoi d'autres ? Ah ! 30 secondes plus tard : " Des engagements à blabla, blabla,... A une réduction des produits phytosanitaires". Je ne peux que reconnaître votre courage. Enfin une élue qui "en a dans le pantalon", si vous me permettez cette expression triviale, et qui prend le temps de déclarer que figure dans la proposition de loi, la question de l'usage des pesticides; comme le glyphosate ? 

D'ailleurs pour revenir à l'hémicycle, Mr Travert semble à l'image bien enthousiaste à l'écoute de votre discours. Non... Mais, s'il tapote sur son portable, c'est surement pour prendre des notes. Il a déjà bien pris conscience de l'urgence environnementale dont vous faites si justement allusion. Tout comme votre cher président de la République d'En Marche qui réaffirmait que le glyphosate sera interdit "au plus tard dans trois ans". 

Quoi ? Qu'est ce qu'on apprend, 1 semaine après votre discours, sur le site de Mr Travert ? Le ministre de l’Agriculture assure sur son site que l’interdiction du glyphosate n’a « jamais figuré dans le projet de loi ». Selon Stéphane Travert, « il existe un amendement, déposé par un député, qui n’a pas été adopté en commission ». Propos tiré de l'article de Guillaume Lacquot de "Public Sénat".

A l'avenir, si vous voulez obtenir des informations précises, demandez à Guillaume, lui il sait ce qui se passe réellement. Oui, vous avez fini par l'avouer vous même : Stéphane Travert est un salaud ! Travert que vous traitez de la sorte, ça doit vraiment vous rester en travers de la gorge ! 

Ce Travert qui est membre du gouvernement et qui a pris la pleine mesure de l'urgence dont vous parlez. Oui mais pas la même que vous, Sandrine, l'urgence de mettre des pare feux, afin d'éviter que notre modèle agro-économique, si cher à votre président, soit abandonné à d'autres marchés, à d'autres concurrents. 

A ce jeu-là, ma pauvre Sandrine, vous êtes à la fois victime et responsable. Victime, car vous vous piégez seule dans un monde politique sans moralité ni scrupules. Mais également responsable car vous participez à l'affaiblissement et l'amoindrissement de vraies valeurs portées par de véritables défenseurs d'une agriculture saine et paysanne, du maintien de la biodiversité dans leur champ et leurs pâtures,.... 

N'abandonnez rien Sandrine comme vous me le faisiez remarquer dans un échange que nous avons eu sur facebook en février dernier. N'abandonnez surtout pas l'agriculture industrielle de la FNSEA, et des firmes chimiques comme Monsanto. 

Vous avez déjà perdu, Mme la députée. Je n'ai plus qu'à vous conseiller, ma charmante Sandrine, de retourner dans vos parcelles. L'air y est moins vicié. Et vous y êtes si jolie...
S. Le Feur. Vous pensez que du jour ai lendemain on doit abandonner l'agriculture industrielle?

Laisser des milliers d'agriculteurs à l'abandon uniquement parce qu'ils ne partagent pas ma vision de l'agriculture que je soutiens et pratiquent.

Moi non on doit les aider dans cette transition ne pas les abandonner leur montrer le bon chemin de l'agriculture paysanne
vous n'êtes pas une ennemis, vous faites erreur, à mon avis
Et les salariés de l'agro industrie pareil il faut une transition et adapter le système vers l'agriculture paysanne

Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain
Au plaisir de vous voir!

je ne soutiendrai pas les productivistes qui sont les premiers fossoyeurs de l'agriculture alors déjà le système productiviste que vous soutenez est le premier destructeur tant les exploitants (agrandissement) donc de l'emploi agricole déjà pas très attractif, destructeur de nos paysages, destructeur du sol, de l'air et de l'aliment. Vous croyez sérieusement que vous allez les faire revenir à une agriculture paysanne, vivrière et respectueuse de l'environnement ? Je mets ça sur le compte de votre jeune âge en politique
dites leur aux agriculteurs ce qu'ils en pensent d'un monde agricole sans machine ni tracteurs
ensuite les salariés de l'agro-alimentaire. chacun fait le choix qui s'impose à lui. ce n'est pas moi qui traite les salariés d'une salaisonnerie ou d'un abattoir d'illettrés... je ne voudrai ne pas connaître les conditions de travail de ces femmes... ce n'est pas moi qui empoisonne à leur insu le personnel, ce n'est pas moi qui provoque des patho pro et que même votre cher président se moque de la pénibilité au travail et la reconnaissance de départ à la retraite anticipée
et les cadences infernales, les 2 ou 3 x 8. et la pression des sous chefs ? l'humiliation ?
l'agro industrie est ses magouilles alimentaires, combien d'exemple !
trop de sel, trop de sucre, trop de colorant nocif ou de spartarme... c'est ce joyeux monde que vous voulez voir évoluer ? L'obésité augmente en france. c surement à cause du radis noir ou du tampinanbour.
vous devriez en tant qu'élue soutenir et motiver à un retour à la terre, au bien être animal, à la diversité des cultures, au maintien et retour de la biodiversité à l'agroécologie. Il y a tant à faire que délibérément ou pas vous décidez de regarder ailleurs et de collaborer avec ceux qui ne vous trouveront pas de solutions pour une véritable transition
savez vous que d'après des chercheurs, le sol breton se meurt ? Moi sur mes buttes, j'ai plongé ma main dans un fratas de ver de terre, quelle joie de les voir se dandiner sur la butte ! ils sont le garant d'un potentiel cultural, sans engrais, ni intrants chimique, pas de mécanisation...
les garants
et pour finir, l'agriculture que vous tenterez de faire changer est préjudiciable à l'ensemble des paysans du monde (les petits paysans sont majoritaires mais écrasés par la mondialisation et les multinationales comme monsanto). Cette agri hyper subventionnée vient rivaliser avec les denrées produites sur place, entraînant la disparition de semences et de plants indigènes. Comptez pas sur moi pour vous aider dans l’homogénéisation qui arrange bien les affaires des actionnaires !

Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » ( 蛸壺 ) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut pren...