Le dernier conseil municipal à Plougastel-Doulas, du jeudi 01 octobre 2020, s'est déroulé en l'absence du seul représentant de la liste qu'il menait "Plougastel, nouveau souffle", Stéphane Péron (photo de gauche ci-dessous).
Contrairement aux apparences, Lrem, elle, n'est pas absente de cette assemblée, puisque deux membres de la majorité de Dominique Cap, sont adhérents du parti présidentiel. Il s'agit en l'occurrence de Michel Corre et de Yann Lachuer (photo de droite ci-dessus), capitaliste assumé, en charge des questions sur la transition écologique : s'il avait existé un titre de représentant de la transition financière, il avait surement plus le profil pour ce poste. Mettre un capitaliste à l'écologie, c'est du pur macronisme foireux.
La question à se poser alors n'est pas de savoir pour quelles raisons les deux macronistes du maire, Dominique Cap, et le macroniste isolé, Stéphane Peron, n'ont pas fait cause commune dès le premier tour des élections municipales, mais plutôt de s'interroger sur l'impartialité de l'élu Lrem isolé sur les points de séances éventuellement litigieux. Il est déjà possible de répondre à cette impartialité qui en vérité cache mal des "liens", des "accords" concluent dans l'ombre de la démocratie entre les proches macronistes de Dominique Cap et certains anciens colistiers macronistes, proches de Stéphane Péron.
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| La liste officielle de Lrem à Plougastel |
Car de façon inattendue, sans concertations ni délibérations, le vice-maire Jean-Jacques André, avec l'aval de Dominique Cap, a présenté lors de la dernière commission "urbanisme et transition écologique", la macroniste non encartée, Isabelle Lamour, bien placée sur la liste de Stéphane Peron, en charge d'ailleurs des questions environnementales lors de la campagne électorale. La représentante de Stéphane Peron n'a eu qu'à prendre place à son tour au sein du groupe constitué d'élus, semble-il, mis devant le fait accompli. Curieuse manœuvre en effet que de voir cette intime de Stéphane Peron rentrer dans une commission sans un avis public ni même une allusion au conseil municipal.
Cette représentation non élective semble légale et le rôle d'Isabelle Lamour dans cette commission, qui comme son titre l'indique, est une commission essentielle pour l'aménagement du territoire, reste un rôle d'observatrice et de "gratte-papier" pour son chef, Stéphane Peron. Néanmoins, sa présence n'est pas anodine. Surtout que la nouvelle membre a toutes les qualifications requises pour concurrencer Yann Lachuer vers un poste de "transition financière". Il ne sera pas difficile pour ces deux-là de se concerter en marge de la commission pour échafauder les prochains épisodes cachés de l'implantation locale d'une droite libérale écocidaire, mis à mal pourtant par le suffrage universel. N'y a t-il pas là, alors, un danger pour la démocratie directe ?
Pour rappel la non-élue s'est déjà exprimée sur la transition écologique pendant la dernière campagne électorale. Sujet toutefois qu'elle ne maîtrise pas totalement, se contentant d'endosser la chasuble des néo-écologistes pour justifier sa place. Il est donc malheureux pour l'écologie à Plougastel de voir confier à des capitalistes, des missions cruciales pour le maintien d'une nature à protéger des activités humaines. Avec une telle coalition de libéraux, ce sont les industriels du maraîchage qui s'en tireront le mieux.





