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samedi 1 mai 2021

Départementales 2021 à Carhaix. Parcours du candidat que je suis

 

Un siège au conseil départemental ?


Quelques points de repères du candidat avant le lancement officiel de la campagne pour les élections départementales à Carhaix (du 20 et 27 juin 2021, avec Douar ha Frankiz)

Parcours politique

  ≥ 1995 : adhérent 12 ans à l’UDB (avec un passage d’1 an à Emgann, mouvement de la gauche indépendantiste)

Faits marquants

            √ Trois élections locales (deux cantonales et une régionale)

 Positionnement politique : hostile aux alliances avec le Parti Socialiste

Départ : l’UDB écrit de belles chartes mais elle ne les applique pas

  2008 : élection municipale à Plougastel-Daoulas avec le Modem (oups !)

  2015 : adhérent au NPA de Brest

  2019 : découverte de la littérature de Murray Bookchin

  2020 : adhérent à Douar ha Frankiz

Pour l’écologie sociale/radicale et

Pour le municipalisme libertaire

Pour une indépendance à l’Etat-Nation

Pour un confédéralisme démocratique

Douar ha Frankiz

Parcours écologique

Création du personnage de dédé l’Abeillaud en 2011

dédé l'Abeillaud

Faits marquants

√ Actions communes avec les apiculteurs pro (FFAP)

en présence d'Alain David, ancien président-fondateur
de la Ffap (vallée du restic, Brest, 2014)

√ Candidature supposée à l’élection présidentielle de 2012 (voir les faits et l’effet sur le net)

√ Intrusions citoyennes pour dénoncer la vente de Round up dans des grandes surfaces de bricolage

√ Co-organisateur de la marche c/ Monsanto à Brest en 2013 puis organisateur des Marches suivantes à Guingamp (2014) et Carhaix (2015)

Marche contre Monsanto (Brest, mai 2013)

Marche contre Monsanto (Guingamp, juin 2014)

Marche contre Monsanto (Carhaix, mai 2015)

Adhérent-fondateur de l’association de protection de l’environnement « A quoi ça serre » à Plougastel-Daoulas (2014)

Faits marquants

√ Condamnation de serristes pollueurs

√ Réunions publiques : gestion de l’eau et assainissement écologique, loi littoral, frelon asiatique

√ Rencontres publiques avec André Bouny (documentaire « Agent orange, une bombe à retardement), To Nga Tran (livre « Ma terre empoisonnée »), Isabelle Attard (livre « Comment je suis devenu anarchiste »)

En compagnie de To Nga Tran (Plougastel-Daoulas, 2017)

Avec Isabelle Attard (Plougastel-Daoulas, 2020)

√ Sentinelle de l’environnement et alerte sur les dégâts liés aux serristes, sur l’abandon de plastique agricole, sur l’assainissement non collectif défectueux et les dépôts sauvages

Et en vrac

Militant anti-nucléaire, quelques actions avec Aïta, faucheur volontaire (occupation de la Cecab, coopérative d’importation de soja OGM), co-président du Comité de soutien breton des faucheurs volontaires, déambulation écolo-estivale à vélo sur le littoral du sud-Finistère pour sensibiliser les touristes aux pollutions marines, collaboration à la revue d’eau et rivières de Bretagne, blogger : https://ddlabeillaud.blogspot.com/ (auteur du livre "Ici c'est l'escargot), copropriétaire du site historique breton de Koad sav Pell à St Aubin du Cormier.

Une action avec Aïta à Sarzeau (2013)

Marche anti-nucléaire (Brennilis, 2013)

Parcours culture bretonne

  Membre, salarié puis président de Dastum Bro Leon (collectage de la matière orale bretonne) à Lesneven : édition de plusieurs ouvrages en langue bretonne (livres-CD, CD) – gestion salariale et administrative – Festival Bro Chelgenn (1998-2005)

 Milieu pro

Permanent kendalc’h Penn ar bed (cercles celtiques) – Carhaix (fin des années 90)

  Animateur culturel à la Falsab (jeux bretons) - Lesneven (2003-2005)

 Parcours associatif/syndical

  Adhérent du comité soutien aux chômeurs du Pays de Morlaix (1995)

A participé aux prémices de la fondation du SLB à Carhaix (autour de 2000)

Adhérent-fondateur « Mignoned Kreiz Breizh » à Carhaix (vers 2000)

Fait marquant

√ A l’initiative de la coordination de soutien aux prisonniers politiques, suite à l’attentat de Quevert (réunion publique avec les épouses des prisonniers en 2000, Egin-Carhaix)

Adhérent de Sud santé puis de Sud asso et adhérent d’Ingalañ (commerce équitable) 2013-2016

Adhérent-fondateur de « Il fait toujours beau à Plougastel » association agro-écologique (2020 )

Parcours commerce équitable / Economie sociale et solidaire

  Adhérent-fondateur d’Ingalañ Bro Brest (2013) : à l’initiative de 2 opérations de transport de marchandises à la voile en Bretagne

  Administrateur de l’Adess de Brest (Association de développement de l'économie sociale et solidaire) puis co-président en charge du développement de Heol (monnaie complémentaire)

 Parcours professionnel/formation

 Faits marquants

            √ Scolarisation en filière agricole au Legta de Suscinio, Morlaix-Ploujean (1986-1992)

√ Formation longue dans l’élevage ovin (1996-1998)projet installation élevage bio en Bretagne

√ Gérant d’une entreprise d’éditions (Edica Breizh 2005-2010) dont des livres : « ar boled mean » de Reun L’Hostis, « Diwan, hiziv » Edipaj, « Ar peñse e Bro Leon » Mikael Madeg + ouvrages sur la peinture en Bretagne (Fañch Michelet-Nicolas "l'art celtique contemporain")



√ Statut d’agriculteur : permaculture avec Nature et Progrès (2016-2018) puis maraîcher AB dans l’Yonne (2019)

√ Etudiant 1ère année LLCER-parcours breton à l’UBO de Brest (2020 )

 





lundi 26 avril 2021

Conflits d'intérêts dans la fonction publique. Alix est-il un pantouflard ?

Après plus de 25 ans versés dans la carrière de chef du pôle "urbanisme et travaux" à Plougastel, Roger Alix s'en est allé à la retraite de la fonction publique en 2019. 25 ans au même poste, c'est une longue carrière, ça laisse le temps de construire de solides relations avec l'ensemble des acteurs de l'urbanisation tout aussi surement qu' avec les élus. A vrai dire, Roger Alix donne l'impression de faire partie de l'équipe off du cartel de Cap, puisque le maire actuel est en poste depuis 20 ans. Ils ont évolué ensemble et connaissent les mêmes interlocuteurs quand il s'agit de travaux ou d'urbanisme à Plougastel-Daoulas. 

Roger Alix (le premier debout, à gauche)
en compagnie des élus (photo de 2013) 

S'il quitte la fonction publique, le jeune retraité ne cesse pas pour autant ses activités professionnelles et s'aménage une reconversion professionnelle dans le privé. La plus évidente et la plus lucrative reste celle de s'associer à un entrepreneur de l'urbanisation à Plougastel, un lotisseur qui serait en bonne place dans le carnet de contacts du maire actuel pour renifler les bons plans de vente de parcelles sur la commune. Et s'il s'avère que le classement des parcelles pose problème, qu'à cela ne tienne, on modifiera la destination du zonage au Plan Local d'Urbanisme. Les propriétaires n'étant, en plus, pas regardant sur la préservation du bocage et que leurs terrains abriteraient une biodiversité menacée, le mieux étant de les vendre au plus offrant.

Alors se pose tout naturellement, pour toutes les personnes saines d'esprit, la question de savoir si nous ne sommes pas confrontés, avec cet exemple, à un réel conflit d'intérêts. Dans la réforme de la fonction publique débutée en 2018, un chapitre est consacré à la déontologie, qui évoque le principe d'améliorer la transparence et de réduire les conflits d'intérêts chez les fonctionnaires, notamment pour ceux et celles qui partent ensuite dans le privé, on appelle cela le "pantouflage". Que dit le député du Var, Fabien Matras (Lrem), porteur de plusieurs amendements ? "Qu'un (haut) fonctionnaire parte travailler dans le privé, n'est pas un problème en soi. Une difficulté se pose en revanche quand un fonctionnaire rejoint une entreprise qu'il a connue ou avec laquelle il a travaillé quand il était fonctionnaire." (Ouest-France, 30/05/2019)

La déontologie ne semble pas arrêter Roger Alix quand il rejoint le lotisseur qui a déjà bâti sur Plougastel, avec l'accord du maire. L'éventuel pantouflard y trouve même un rôle participatif à le voir s'activer sur un secteur concerné par un prochain lotissement, sur des parcelles de talaouron, situées en périphérie d'une zone "Natura 2000", projet qui pourtant avait obtenu un avis défavorable d'une instance consultative, la MRae (Mission Régionale de l'autorité environnementale). L'ancien responsable de l'urbanisme se sent tellement à l'aise dans son nouveau bleu qu'il a déjà ordonné la destruction des talus bocagers, notamment ceux qui  peuvent abriter une biodiversité menacée (voir photo ci-dessous).

Talaouron, Plougastel. Alix supervise les travaux de saccage

Qu' Alix aille travailler dans le privé pour faire valoir ses compétences, pourquoi pas ? Ca le regarde. Mais qu'il mette en œuvre son réseau de connaissances rassemblées lors de son passage dans la fonction publique communale, pour détruire la nature afin de faire du profit c'est nettement plus condamnable. Alix doit se trouver en ce moment au pays des merveilles. Ca ne va pas durer. 





lundi 1 mars 2021

Quand L'Etat s'attaque aux Libertés Bretonnes

Dans le titre de cet article "Quand l'Etat s'attaque aux Libertés Bretonnes", j'aurais pu ajouter des adverbes comme "encore" et "toujours" tant la liste est longue des mécanismes d'oppressions et d'intimidations des pouvoirs de l'Etat français, sur l'expression, au sens large, des Libertés Bretonnes, d'hier comme aujourd'hui, et qui se revendiquent de l'identité bretonne. Il convient de préciser que dans cet article, il faut mettre entre parenthèse ce l'on nomme "la culture bretonne" afin d'éviter de faire croire que l'Etat français est généreusement attentif à ses particularismes régionaux, ce qui au fond alimente plutôt le principe d'une province assimilée. 

La plus emblématique de ces privations des Libertés Bretonnes, et qui n'a pas encore retrouvé son cadre administratif historique, reste la réunification de la Loire-Atlantique. On peut admettre que cette question trouve un certain écho dans la population bretonne, y compris dans le département concerné. Toutefois, le redécoupage des régions voulu par François Hollande va sérieusement ralentir le passage à l'acte, car c'est tout l'Ouest de la France qu'il faudra redessiner. Autant pronostiquer que le pouvoir politique local usera de tout l'arsenal d'Etat à sa disposition : barrage constitutionnel, contestations des chambres consulaires et des assemblées d'élu.es, manifestations de rue, etc etc, pour empêcher ces épousailles bretonnes. 

Plus récemment, en 2017, une famille de Rosporden s'est vue rejeter par l'état civil de Quimper, que figure sur le registre de naissance le ñ tilde de leur fils Fañch. Alors que la cour de cassation a fini par donner gain de cause aux parents de Fañch, la loi française, malgré des promesses récurrentes, interdit toujours le tilde à l'état civil. 

Puis nouveau sujet dans l'actualité toute récente, dans laquelle on apprend que l'Education nationale envisage de réduire le quota d'heures en langue bretonne dans les écoles DIWAN  à compter de la rentrée 2021. L'incompréhension est totale et partagée par les parents, des militants et les jeunes scolarisés, sachant que cette décision du pouvoir administratif aurait au final, une incidence sur les effectifs d'enseignants et sur le contrat pédagogique de l'école laïque et associative que représente Diwan.  

Enfin, pour compléter ce dispositif répressif, déjà politique et administratif, il manquait l'intimidation exercée par les forces de l'ordre à l'encontre de militants indépendantistes. Chose faite lors de la réunion publique organisée par le comité local des Monts d'Arrée de "Douar ha Frankiz", à Brennilis le 27 février 2021 : la gendarmerie photographiait les plaques d'immatriculation des véhicules en stationnement. Si cela ne s'apparente pas à un abus de pouvoir, ça ressemble fort à des prémices de harcèlements policiers que l'on avait déjà fait subir à des militants indépendantistes il y a 20 ans, suite à l'attentat malheureux et condamnable de Quevert. 

Quoiqu'il en soit, il y a de quoi être insurgé, en tout cas c'est ce que je ressens, en tant que citoyen et puis aussi comme adhérent de "Douar ha Frankiz".  Il y a de quoi s'insurger quand on sait que la charte politique du mouvement précise d'emblée que le parti est une "organisation indépendantiste, légale et non violente". Mais surement que mes camarades ont eu le tort de préparer une réunion publique et sans cagoules, le tort d'exister dans un Etat-Nation de plus en plus oppressif contre les libertés humaines, la revendication sociale et écologique, le tort de bousculer le droit à l'expression politique, le tort d'être anti-autoritaires et pacifistes, de condamner toutes formes de violences, et en premier lieu, celle des forces de l'ordre. Il y a de quoi effectivement s'insurger en constatant le traitement orienté et réservé à un parti et à ses militants, par rapport à d'autres partis politiques français, déclarés également comme association de la loi de 1901. Ca ferait de nous des éléments potentiellement menaçants alors que le danger s'exprime ailleurs et autrement. A ce stade, ont-ils vraiment besoin de nous stigmatiser ?

Alors Mesdames et Messieurs les gendarmes, ne vous embêtez pas à prendre en photo ma plaque d'immatriculation la prochaine fois que vous verrez mon AX citroën de 1989, garée à l'occasion d'une réunion de "Douar ha Frankiz", je vous la poste dans cet article afin que vous la téléchargiez dans vos dossiers encore et toujours compromettants.  

Article rédigé à ma seule initiative. Il n'est pas une commande de "Douar ha Frankiz". David Derrien

Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » ( 蛸壺 ) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut pren...