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mardi 14 février 2012

Kokopelli séme et sémera encore

Kokopelli pourrait gagner son procès contre la société semencière Graines Baumaux.
L’avocat général à la cour de justice européenne, Juliane Kokott, a conclu à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, c'est-à-dire «dont il n’est pas établi qu’elle est  distincte, stable et suffisamment homogène ni, le cas échéant, qu’elle possède une valeur culturale ou d’utilisation suffisante». En clair, les textes à l’origine de cette interdiction, inscrits dans la directive européenne 2002/55/CE - dite relative aux légumes – ne sont pas valables. Pourquoi ? L’interdiction «viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises et le principe d’égalité de traitement», argumentait le magistrat lors de la remise de ses conclusions le 19 janvier 2012. Celle-ci a rappelé que l’inscription des semences limitait le choix des consommateurs : ceux-ci n’ont «ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de ces variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin». Sans parler de la diversité génétique des plantes cultivées, qui est déjà «en nette régression dans l’agriculture», souligne le magistrat, et qui pourrait faire que l’on «manque à l’avenir de variété susceptibles de mieux s’adapter au changement climatique ou à de nouvelles maladies que les variétés actuellement prédominantes». L’association Kokopelli s'est montrée «extrêmement satisfaite de ces conclusions». L’ONG s’était vue accuser en 2005 par la société Graines Baumaux de concurrence déloyale, du fait qu’elle mette en vente des semences de 461 variétés anciennes, non admises au catalogue officiel.
Source : Bio Consom'info

lundi 13 février 2012

Oh la vache les fayots !

Quel lien entre une économie globalisée et la biodiversité ? Prenons l'exemple d'une vache d'Amérique latine : pour paître on lui libère de l'espace par une déforestation massive, forêt primaire que l'on brûle ou l'on se charge, de façon plus discrète, de survoler ces forêts et disperser de l'agent orange, dont le fabricant historique est MOSANTO. Le bétail est généralement nourrit au maïs ou colza de gènes modifiés, plantes OGM ne garantissant pas l'abandon de l'usage de pesticides, portant atteinte à la santé des commis et de leur famille. On remplace des paysans ou des peuples indigènes par de gros propriétaires terriens. Les premiers finissent par rejoindre les bidonvilles. Cette viande est importée dans le monde (la Chine a vu sa consommation de bœuf croître de façon exponentielle), et rejoint nos assiettes ou toutes formes de produits transformés. Imaginons maintenant que cette agriculture soit localisée, autosuffisante, vivrière et productrice de différents types de plantes consommables ? Que l'on  conserve quelques semences pour la récolte suivante et que cette agriculture puisse même faire l'objet d'une Valeur ajoutée dans le cadre d'un commerce équitable sud-nord. Ne serions-nous pas dans le sujet de la biodiversité ? En Europe la politique agricole n'a rien à envier à l'Amérique latine. Fortement subventionné, l'élevage européen et notamment français, profite pleinement de mesures qui avantagent ses exportations et nuisent aux petits producteurs dans "les pays en voie de développement". Une bonne partie de cet élevage est d'ailleurs nourrit à base de tourteaux de soja OGM, élément protéique, complément alimentaire à l'ensilage de maïs, importé de la même Amérique latine. Dernier point : une vache dégage des gaz, qui contribuent au réchauffement climatique qui entraîne la disparition des pôles et de leur faune. Proposition : diminuer sa consommation de viandes et adopter une sobriété alimentaire. Simpliste ? Non, c'est simple.

Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » ( 蛸壺 ) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut pren...