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jeudi 10 septembre 2020

La propriété, c'est le viol

Qu'est-ce qui m'autorise à détourner une citation du célèbre anarchiste Pierre-Joseph Proudhon (la propriété, c'est le vol) 2 siècles plus tard ? Et bien peut-être que, 
- contrairement à mon illustre prédécesseur, je ne souffre pas de misogynie, intégrant ainsi plus contractuellement la notion d'égalité des genres, et de type de genres, car plus en phase avec les exigences actuelles d'accès aux mêmes droits pour tous, et ainsi garantir une obligation de protections accordées à tous, autrement exprimé : le viol n'est pas la marque de l'infériorité supposée acceptée par la femme et établie par la seule légitimité du genre masculin, il est la marque de la bestialité qui repose sur le principe d'une supériorité physique délivrée par les seules lois de la morphologie naturelle dont la forme n'a jamais autorisé aux excès impulsifs. Le viol est une marque d'irrespect sur la femme, comme l'est la destruction de la nature; ce sont les mêmes phénomènes qui se produisent en laissant une trace indélébile sur elles;
- dans les attributs intellectuels que possédaient certainement cet homme, sa notion de socialisme s'évertuait à s'attaquer exclusivement aux agressions du grand capital sur le genre humain et concédait peu d'attention systémique à la nature, au lien de l'humain avec elle, et de l'inverse qui est son égal, du fait peut-être que les abus dont elle était la victime au 19ème siècle ne sont pas aussi frappants qu'à notre période de modifications inéluctables et globales du climat (L'histoire des hommes est caractérisée par leur époque et à l'image du sol fonctionne par strates : au 19ème siècle nous avons eu Elisée Reclus par exemple et au 20ème siècle Murray Bookchin, viendra écrire la suite comme bien d'autres surement, à travers l'idée d'une écologie sociale).
Effectivement, la propriété, c'est un viol, surtout quand il s'agit d'expansion économique dans le secteur industriel, car la première victime de cette expansion néoplasique reste encore l'environnement et sa biodiversité. La tentation convulsive est immense de désirer s'approprier ce qui forme le périmètre de la propriété privée et discrètement l'inclure à son domaine terrestre. L'exemple le plus commun à Plougastel-Daoulas est le chemin de campagne. Intégré dans les plans d'aménagements urbains, le chemin de campagne, qui est très souvent confié à la gestion de la commune, finit par être absorbé par des industriels de productions hors-sol, autorisés en cela par la complaisance complice d'élus locaux, partant du prétexte fallacieux que les chemins sont moins, ou plus fréquentés du tout. Et comme si ça ne suffisait pas, ils modifient son aspect afin de convenir à leur besoin d'envahissement, en soi un accaparement du corps terrestre. 
La propriété privée est une plaie, surtout si elle est industrielle et qu'elle s’immisce à la campagne. Bien plus que les fausses informations sur internet, la croyance populaire est difficile à tailler en brèche. Que dit le droit français sur la propriété privée et l'accès à la nature ? "En France, la législation ne prévoit, de façon spécifique, un droit d’accès aux espaces naturels que sur la frange littorale (...). Sur le reste du territoire français, l'accès à la nature est une tolérance car, si cet accès n'est pas un droit, il n'est pas non plus interdit. En effet, contrairement à une croyance répandue, aucun texte pénal ne réprime le fait de circuler à pied sur une propriété privée, tant qu'il n'y a aucune dégradation, aucune appropriation de quoi que ce soit, ni autre infraction portant atteinte à la propriété (...)." source wikipédia
Concrètement si je désire contempler de plus près l'arbre qui figure sur la photo ci-dessous (et que je ne pourrais plus faire car depuis sa publication, l'arbre a été coupé), rien ni personne ne pouvaient m'empêcher de le faire. Avant l'envahissement industriel, ce lieu était un espace naturel, accessible à tous ! 


Tout comme le chemin communal qui longe l'ancien espace naturel mais qui finissait par être privatisé par la simple bonne grâce des industriels du secteur !* 


Il y a donc dans ce cas de figure une notion de privatisation qui échappe à mon raisonnement intellectuel : on m'interdit l'accès à un espace naturel alors qu'on laisse un industriel privatiser un espace public. Pire ! Ils viendront m'accuser de perturber l'ordre public, et dans leur "bon droit", solliciteront les représentants de l'ordre qui, à leurs tours, me suspecteront d'être une menace, en réalité à quelque chose qui ne l'est pas !! (Quel ordre d'ailleurs ? Le leur ? Celui du dominateur blanc patriarcal ? Quelle horreur...). Ils répondront que c'est bien peu de chose, comparé à leur prédation industrielle, indispensable pensent-ils au bon fonctionnement de l'économie locale. Encore une fois je m'opposerai à ce qu'ils estiment être indispensable et quand bien même cela m'obligerait à défier les croyances populaires (ce qui les arrange bien d'ailleurs) : la légitimité n'est pas de leur côté ! Comme bien d'autres déviances, la propriété privée industrielle en est une, et exacerbe des appétits voraces. 

*Depuis le panneau a été retiré

Définition de violerAgir à l'encontre de quelque chose que l'on doit respecter

Petite anecdote que je place ici car je ne sais pas quoi faire de cette pensée encombrante et comme je suis libre d'écrire ce qui me sied sur ce blog : un artiste, prof aux beaux-arts, m'a dit un jour, bien mal inspiré : "Tu existes parce qu'ils existent." "Ils", les serristes. Il se trompait. J'existe parce que la Nature existe.

dimanche 2 août 2020

Un site géologique dégradé par les gravats

La grotte de Menkleuz coz "vieille pierre creuse", située dans l'anse de Pen ar ster, est bien connue des pratiquants de la spéléologie sur Plougastel-Daoulas. Mais son excavation naturelle a été également repérée par des entrepreneurs indélicats qui y déversent leurs gravats de chantier. La question se pose alors de savoir comment l'humain s'y prend pour déployer une telle ingéniosité universelle, à tant vouloir dégrader des sites remarquables ?


L'accueil du lieu se fait par une large langue qui lèche les derniers bas fonds de la vasière de Rozegat. A l'entrée, le regard ne parvient pas à deviner la profondeur de la cavité, du fait de l'aspect ombrageux de la crique, encore couronnée d'arbres anciens. Mais l’observation du sol déduit, par expérience maintenant, que sa nature n'est pas originelle, et comporte de nombreux signes d'entrepôts, notamment des tas de gravillons de chantiers. 


La visite de la plateforme artificielle aboutit au centre de la cavité naturelle. A ce niveau, on devine la hauteur du remblais et les dégâts occasionnés. Le dépit ne parvient pas toutefois à désarçonner l'attraction que provoque la découverte de la pente de l'escarpement, enseveli dans l’entrelacs de la friche et dans la frénésie du lierre, qui enlace les quelques arbres encore enracinés. Des curiosités géologiques comme celle-là sont époustouflantes car elles sont imprévisibles sur une rive que l'on pensait peu accidentée par le relief. C'est d'autant plus vrai, lorsque l’œil s'est habitué à la semi-obscurité, et laisse dessiner enfin la fente de la grotte de Menkleuz coz. On pourrait alors, tout à loisir, naviguer dans ses entrailles, si l'objet de la visite n'était pas l'examen du remblais. 



A son aspect, les traces de gravats prouvent que les derniers passages sont encore récents, mettant en évidence des dalles provenant surement d'une allée privée. Malgré tout, il est difficile de se faire une idée du contenu précis de cette décharge sauvage à cause de son ancienneté, certainement fréquentée régulièrement par le passage de camions. Et de mauvaises habitudes entraînant d'autres, des voisins peu concernés se sentent autorisés à entreposer les déchets verts de leurs jardins.


Encore une fois, "A quoi ça serre" constate que l'état de la presqu'île est délaissé par ceux à qui l'on a confié sa gestion, et en premier lieu, le maire et sa majorité; à quoi bon codifier sur le PLU des zones particulières si celles nommées "NS : protection des espaces remarquables" sont régulièrement détériorées par une incivilité presque normalisée ?




lundi 27 juillet 2020

Etat des eaux à Plougastel : chronique d'une merde annoncée


"AQCS manie mensonges, contre-vérités et provocations." Ces propos sont tenus par le vice-maire de Plougastel, JJ André. Ce qui suit démontrera le contraire évidemment.


Etat sanitaire de Porzgwen


Au 21 juillet 2020 état des lieux pour la pêche à pieds ( un des indicateurs de la salubrité des eaux ) . Aucun site de Plougastel n'est en vert.........
Réouverture de certaines grèves après le confinement. Comme le prévoyait l'arrêté du Préfet le 13 mai 2020, il était demandé aux maires des plages concernées de contrôler la qualité des eaux de baignade. Au 15 juin, aucun contrôle n'avait été effectué par la mairie de Plougastel.







Lors du dernier conseil municipal du 15 juillet 2020, J.J André au sujet des Aires Marines Educatives a déclaré qu'une surmortalité de pétoncles à Kéraliou était à attribuer à une défaillance du système d'assainissement .Encore donc une anomalie sanitaire.

Cette année la « Cabane », habituellement installée à Porzgwen (restauration, boisson, location de matériel nautique ) n'est pas en place alors que l'été 2020 est celui, en raison du Covid 19, où elle aurait été utile......



 


Tous ces éléments nous ramènent donc à des constats faits il y a un an à Porzgwen.

A cette époque, en tant que sentinelle de l'environnement notre attention avait été attirée par une eau suspecte débouchant d'une buse sur la grève juste à quelques mètres de la Cabane. Sur nos propres fonds ( AQCS ? n'a aucune subvention publique ) nous avons fait analyser les eaux par le laboratoire départemental Labocéa. Les résultats ont mis en évidence une très forte pollution puisque le taux est de 11 110 npp/100ml pour escheria coli et 3616 npp/100ml à comparer aux chiffres ci dessous :

En possession de ces résultats nous avons alerté non seulement la Mairie mais aussi différentes administrations dont l'ARS ( voir cc sur le courrier au Maire)

Le 23 juillet la Mairie à la demande de l'ARS nous répondit de façon surprenante car face à des analyses ne laissant aucun doute, les hypothèses avancées sont très curieuses. Extrait.

 
On notera déjà que cette réponse met à mal la théorie de D.Cap selon laquelle la mairie ne répond jamais aux courriers d'AQCS ? Mais ce n'est pas le plus important. Au-delà de ce détail, comme pour nous l'essentiel était de mettre un terme à cette situation sanitaire anormale, nous avons laissé les services concernés travailler sur le sujet. Nous avons simplement appris que cette pollution n'avait pas d'incidence sur la qualité des eaux de baignade ce qui semble assez évident sachant que les captages sont situés à l'opposé de la buse (à peu près 250 mètres) dont le débit en été est assez mesuré. Par contre en ce qui concerne les rejets de la buse, comme les résultats de Labocéa le prouvent il n'y a aucun doute comme le reconnaît la mairie qui parle de contamination.


Ci dessus article du Parisien du 17 juillet 2020 à propos des baignades dans la Seine .


Cela étant et si on peut admettre que des analyses complémentaires soient indispensables on doit dénoncer la légèreté avec laquelle la Mairie a traité ce dossier. Certes si l'eau de baignade n'est pas réellement impactée, durant tout l'été 2019 ( et on peut penser que la situation existe depuis de très nombreuses années ), la buse et ses eaux souillées sont restées en l'état avec le risque notamment de voir des enfants y barboter. De même que penser de la proximité immédiate de la Cabane, fleuron du tourisme de Plougastel ?. Non seulement l'accès à la buse n'a pas été condamné mais aucune information sur le site n'a été donnée encore moins via la presse locale ou les organes de communication municipaux. Ainsi durant tout l'été les amateurs de la grève de Porzgwen ont pu être en contact avec des eaux présentant un risque sanitaire non négligeable.

Durant l'hiver 2019-2020, la Mairie n'a guère plus réagi car on se rappellera que pour le traditionnel bain du Nouvel An des Pingouins, ces derniers se sont échauffés …...à hauteur de la buse sans la moindre précaution.


Aujourd'hui soit un an après, AQCS ? n'a aucune information sur les analyses complémentaires qui devaient être diligentées il y a un an !!!!! Donc aucune nouvelle sur les constats faits et les mesures mises en œuvre pour faire cesser le trouble. De même, le Maire de Plougastel n'a toujours pas communiqué sur la situation. Croire que mettre en place 3 malheureuses barrières comme c'est le cas depuis mai 2020 pour délimiter la buse sans informer le public règle le problème pondère largement les préoccupations sanitaires dont le Maire s'est vanté lors de la crise du Covid 19. Depuis un an une situation sanitaire inacceptable est passée sous silence par le maire de Plougastel . Cela questionne en espérant que le Maire pour une fois ne se défaussera pas sur Brest Métropole,ou Eaux du Ponant pour justifier son silence et ses carences.









Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » ( 蛸壺 ) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut pren...