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mercredi 4 décembre 2024

Rencontre avec des citoyens garants du droit à Plougastel

A mon initiative, Bernard MAHEO (Anticor) et André LE CAM (ADCCP) ont accepté mon invitation afin de faire le point sur le rôle de citoyens en lien avec la bonne application de la loi à Plougastel-Daoulas. Merci à eux.


de g. à d. : B. MAHEO, D. DERRIEN, A. LE CAM,
trois défenseurs de l'éthique dans le droit

Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Bernard MAHEO (BM)
- Je suis référent d'Anticor pour le département du Finistère depuis plus de 20 ans. J'ai adhéré à l'association Anticor par culture et par formation. Je suis plutôt partisan du respect des règles, de la loi, et j'ai constaté, à différentes reprises, dans un certain nombre de domaines, que la loi n'était pas respectée et ignorée. Cela me paraissait suffisant pour intervenir, non pas pour lutter mais pour agir de manière concrète afin que la loi soit respectée par tous. 

Or, aujourd'hui, quelques politiques entretiennent un rapport très particulier avec la loi. Il ne s'agit pas une règle générale car, dans la majorité des cas, les élus font un travail tout à fait remarquable et méritent d'être cités en exemple. Et puis une petite minorité emprunte souvent, trop souvent, des chemins de traverses donnant ainsi une image très préjudiciable pour la démocratie, tout simplement. Mais c'est une minorité. Au sein d'Anticor nous ne faisons pas dans le "tous pourris", ça c'est exclu.
 
Très souvent, les citoyens rencontrent soit les élus municipaux soit les Maires, ce sont ces élus de proximité qui doivent soutenir la démocratie. A partir du moment où les citoyens n'ont plus confiance dans ces élus de proximité, ça présente à mon sens un danger pour la démocratie. 

Quand vous regardez l'actualité en France le nombre d'élus mis en cause pour des faits et des comportements contraires à l'éthique, à la probité, c'est stupéfiant. Certes, il s'agit d'une minorité mais qui fait beaucoup de mal.

Le Président du Sénat, lors de sa venue à Brest, le 04 novembre 2024, a d'ailleurs indiqué "... l'élu local est une richesse pour notre pays" et il ajoutait "il faut condamner l'infime minorité d'élus qui usent de leur situation."

André LE CAM (ALC)
- Je suis le représentant de l'Association de défense des contribuables de la commune de Plougastel depuis 2016. L'association existe car on s'est aperçu que l'on se faisait gruger par l'attitude du Maire de Plougastel-Daoulas à cause de l'émission de fausses factures.

Quels regards portez-vous sur l'application du droit au niveau local ?

ALC
- Sa voiture (notre de l'auteur : au Maire) est très souvent en stationnement, sur "l'arrêt minute" en face de la mairie, une bonne partie de la journée. Il montre l'exemple ? Moi ça me choque. J'ai rédigé un article qui n'est pas paru dans la presse locale dans lequel j'ai écrit que le premier à donner l'exemple doit être le Maire !
 
Il a déjà été condamné mais la sanction n'a pas été assez forte. Ca non plus ce n'est pas apparu dans le Télégramme. 

BM
- Les lois, ce sont des règles de vie en société, elles doivent être respectées même si parfois c'est difficile, j'en conviens. Ce n'est pas facile de respecter la loi au quotidien et c'est parfois aussi une contrainte. 

Ce sont des textes qui ont quand même été votés par des députés et des sénateurs, la loi a été promulguée par le Président de la République, c'est comme cela que fonctionne la démocratie aujourd'hui en France. 

Comment appréciez-vous les décisions des Tribunaux à propos des requêtes ? Est-ce que le Tribunal va toujours dans le sens du droit ?

BM
- Cet aspect présente un caractère complexe. La justice analyse, doit tenir compte de la jurisprudence et des éléments contextuels qu'il convient d'apprécier au cas par cas. 

En France ce qu'il y a de particulier, c'est la fonction du Procureur de la République qui dispose de l'opportunité de poursuivre ou de ne pas poursuivre et il n'a pas à se justifier et c'est là toute la difficulté. Il fait partie d'une chaîne hiérarchique qui, dans certaines circonstances, peut réduire ses possibilités d'action.

ALC
- Pour ma part, je ne suis pas satisfait des réponses suite à nos actions. J'ai fait un bond quand j'ai lu qu'il y avait prescription sur une escroquerie dans un dossier déposé devant des magistrates de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Rennes.

Quand le Procureur reçoit une pile de dossier est que certains seraient à écarter, est-ce que le ministère intervient ?

BM
- Alors, On nous dit que non, ça ne se fait plus. Dont acte. Le dernier ministre de la Justice l'a rappelé à plusieurs reprises. Nous demandons, à Anticor, depuis de nombreuses années, que le Procureur soit totalement indépendant. 

Et l'attitude de la presse locale ? Qu'en pensez-vous ?

BM
- C'est simplement traduire la vérité. La manière dont les faits sont relatés dans la presse demeure parfois très étonnante et reste source d'interrogations. On peut se poser la question de savoir "mais d'où viennent les informations qui sont retransmises ?" 

ALC
- C'est difficile d'être indépendant, ils ont des subventions publiques. Et dans les articles, pourquoi fait-on apparaître les propos des uns et pas ceux des autres ?


Comment qualifieriez-vous le positionnement de l'opposition communale ?

ALC
- Les élus de l'opposition sont nuls. Ils ne font rien.* 

BM
- Etre élu de l'opposition reste une tâche parfois difficile, délicate, mais ce que l'on attend, me semble-t-il, c'est que les élus de l'opposition travaillent un certain nombre de dossiers et puis au besoin prennent contact avec des citoyens et des citoyennes qui maîtrisent le sujet et qui sont toujours susceptibles d'apporter des réponses étayées. Mais c'est vrai, face à quelques situations, ils n'apparaissent pas suffisamment percutants. 

* Ce à quoi j'ai rajouté qu'on ne pouvait même pas prétendre qu'ils étaient nuls puisqu'ils ne font rien (en terme d'environnement pour ma part)

mercredi 27 novembre 2024

Qui est David Derrien ? Piv out ?

Il vit à Plougastel-Daoulas. Engagé dans l'agro-écologie et le jardin collectivisé de "Il fait toujours beau à Plougastel".




Parcours politique

  ≥ 1995 : adhérent 12 ans à l’UDB (avec un passage d’1 an à Emgann, mouvement de la gauche indépendantiste)

Faits marquants

            √ Quatre élections locales (trois cantonales et une régionale)

 Positionnement politique : hostile aux alliances avec le Parti Socialiste

  2008 : élection municipale à Plougastel-Daoulas avec le Modem (oups !)

  2015 : adhérent au NPA de Brest

  2019 : découverte de la littérature de Murray Bookchin et de l'écologie sociale

  2020-2023 : adhérent à Douar ha Frankiz

Pour l’écologie sociale/radicale et

Pour le municipalisme libertaire

Pour une indépendance à l’Etat-Nation

Pour un confédéralisme démocratique

Douar ha Frankiz

Parcours écologique

 Création du personnage de dédé l’Abeillaud en 2011

dédé l'Abeillaud

Faits marquants

√ Actions communes avec les apiculteurs pro (FFAP)

en présence d'Alain David, ancien président-fondateur
de la Ffap (vallée du restic, Brest, 2014)

√ Candidature supposée à l’élection présidentielle de 2012 (voir les faits et l’effet sur le net)

√ Intrusions citoyennes pour dénoncer la vente de Round up dans des grandes surfaces de bricolage

√ Co-organisateur de la marche c/ Monsanto à Brest en 2013 puis organisateur des Marches suivantes à Guingamp (2014) et Carhaix (2015)

Marche contre Monsanto (Brest, mai 2013)

Marche contre Monsanto (Guingamp, juin 2014)

Marche contre Monsanto (Carhaix, mai 2015)

            √ Création du spectacle "Complètement à la ruche" (2016 - 2018)

 Adhérent-fondateur de l’association de protection de l’environnement « A quoi ça serre » à Plougastel-Daoulas 

Faits marquants

√ Condamnation de serristes pollueurs

√ Réunions publiques : gestion de l’eau et assainissement écologique, loi littoral, frelon asiatique

√ Rencontres publiques avec André Bouny (documentaire « Agent orange, une bombe à retardement), To Nga Tran (livre « Ma terre empoisonnée »), Isabelle Attard, ancienne députée écologiste (livre « Comment je suis devenue anarchiste »)

En compagnie de To Nga Tran (Plougastel-Daoulas, 2017)


Avec Isabelle Attard (Plougastel-Daoulas, 2020)

√ Sentinelle de l’environnement et alerte sur les dégâts liés aux serristes, sur l’abandon de plastique agricole, sur l’assainissement non collectif défectueux et les dépôts sauvages.

Et en vrac

 Militant anti-nucléaire, quelques actions avec Aïta, faucheur volontaire (occupation de la Cecab, coopérative d’importation de soja OGM), co-président du Comité de soutien breton des faucheurs volontaires, déambulation écolo-estivale à vélo sur le littoral du sud-Finistère pour sensibiliser les touristes aux pollutions marines, collaboration à la revue d’eau et rivières de Bretagne. Auteur du livre "Ici c'est l'escargot", copropriétaire du site historique breton de Koad sav Pell à St Aubin du Cormier.



Une action avec Aïta à Sarzeau (2013)

Marche anti-nucléaire (Brennilis, 2013)


Dessin pour une brève de la revue d'ERB



Parcours culture bretonne

  Membre, salarié puis président de Dastum Bro Leon (collectage de la matière orale bretonne) à Lesneven : édition de plusieurs ouvrages en langue bretonne (livres-CD, CD) – gestion salariale et administrative – Festival Bro Chelgenn (1998-2005)

 Milieu pro

 Permanent kendalc’h Penn ar bed (cercles celtiques) – Carhaix (fin des années 90)

  Animateur culturel à la Falsab (jeux bretons) - Lesneven (2003-2005)

 Parcours associatif/syndical

  Adhérent du comité soutien aux chômeurs du Pays de Morlaix (1995)

 A participé aux prémices de la fondation du Sindikat Labourerien Breizh à Carhaix (autour de 2000)

 Adhérent-fondateur « Mignoned Kreiz Breizh » à Carhaix (vers 2000)

Fait marquant

√ A l’initiative de la coordination de soutien aux prisonniers politiques, suite à l’attentat de Quevert (réunion publique avec les épouses des prisonniers en 2000, Egin-Carhaix)

 Adhérent de Sud santé puis de Sud asso et adhérent d’Ingalañ (commerce équitable) 2013-2016

 Adhérent-fondateur de « Il fait toujours beau à Plougastel » association agro-écologique (2020 )

Parcours commerce équitable / Economie sociale et solidaire

  Adhérent-fondateur d’Ingalañ Bro Brest (2013) : à l’initiative de 2 opérations de transport de marchandises à la voile en Bretagne


  Administrateur de l’Adess de Brest (Association de développement de l'économie sociale et solidaire) puis co-président en charge du développement de Heol (monnaie complémentaire)
 

 Parcours professionnel/formation

 Faits marquants

            √ Scolarisation en filière agricole au Legta de Suscinio, Morlaix-Ploujean (1986-1992)

√ Formation longue dans l’élevage ovin (1996-1998)→ projet installation élevage bio en Bretagne

√ Gérant d’une entreprise d’éditions (Edica Breizh 2005-2010) des calendriers et des livres : « ar boled mean » de Reun L’Hostis, « Diwan, hiziv » Edipaj, « Ar peñse e Bro Leon » Mikael Madeg + ouvrages sur la peinture en Bretagne (Fañch Michelet-Nicolas "l'art celtique contemporain"). https://www.youtube.com/watch?v=LcU53IrdOL4




√ Statut d’agriculteur : permaculture avec Nature et Progrès (2016-2018) puis maraîcher AB dans l’Yonne (2019)

√ Etudiant 1ère année LLCER-parcours breton à l’UBO de Brest (2020-2021)

√ Ecrivain public (2023-204)




 

Et depuis...

Ecrivain libertaire











mardi 26 novembre 2024

"La bête au coin du cimetière", un récit contre les oppressions

Grâce aux "éditions des montagnes noires", éditeur basé à Gourin, le livre "La bête au coin du cimetière", dont je suis l'auteur, sera édité courant mars 2025. En attendant sa publication, je dois fournir aux prochains lecteurs une explication de fond, sans rien omettre, en commençant par la genèse du récit. 




Parce que c'est bien de cela dont il s'agit, d'un acte de création, surgi à partir d'un fait réel, sournois et inhumain. Immédiatement, j'ai fait le lien avec les différentes formes d'oppression exercées sur nos existences et plus particulièrement celles traumatisant les femmes. A ce niveau d'inhumanité, il est inutile d'évoquer ici la condition de la femme. C'est justement ce que l'on a blâmé à Euphrasine, la condition même de son existence, celle qui régit nos consciences à nous extirper, à nous exprimer, à nous bonifier. 

Dans un premier temps, pour approcher ce que vécut Euphrasine, j'ai dû tenter, en tant qu'homme, d'enrôler son fardeau, celui d'une femme martyrisée, qui plus est enceinte de son amant. Cette recherche de similitude semble avoir bien ensemencée puisque parmi les personnes qui ont accepté de corriger l'écriture, beaucoup étaient des mères, aucune n'a émis un aveu douteux sur la façon dont j'incarnais l'une d'entre elles. C'était déjà un bon présage pour la suite.

Puis, il a fallu décrire les raisons pour lesquelles Euphrasine fut séquestrée dans une soue. A partir de ce drame, j'ai trouvé un prétexte pour dégueuler mon dégoût des dogmes en tout genre et en premier lieu celui de la religion car, en effet, le propos verse dans une opposition aux croyances nettement soutenue par une vision anticléricale. A ce stade, une précision s'impose, il ne s'agit pas d'une posture agressive contre les chrétiens, après tout, ils s'occupent comme ils veulent, mais bien d'une réaction contre l'oppression (la guerre est souvent une comparse de la religion, je ne l'ai pas oublié, ni la domination de l'homme sur l'homme).  Au fait, tous ces sujets, un siècle plus tard, ne sont-ils toujours pas d'actualité ? 

De quel type d'oppression s'agit-il dans ce livre ? Celle qui annihile la Connaissance. "Donnez des livres à un enfant et vous en ferez une menace. Donnez une croix à un ou une incrédule et vous en ferez une brebis." Euphrasine voulait fuir les carcans dont elle saisissait le dessein, faire d'elle une ignare et lui confisquer son ignorance car c'est elle qui vous grandit. On lui a fait comprendre par le pire que c'était inadmissible, à chacun sa condition, à chacun sa croix.

A votre avis, combien d'hommes et de femmes ont subi le joug des oppressions parce qu'ils revendiquaient une capacité à sonder le monde ? Vous ne savez pas ? Moi non plus. Puisque contraints au silence, ce sont toutes et tous des opprimé.es. Et que mieux qu'un Anarchiste pour leur réattribuer la parole.

D. Derrien

Vous pouvez dès à présent réserver un exemplaire en m'adressant un courriel à disentus@gmail.com.  Précisez s'il faut prévoir un envoi postal en m'indiquant une adresse. Premier tirage limité. Format 14 x 21 cm. Prix : 13 euro (hors frais de port)

"Avec ce livre, David Derrien rentre dans l’histoire de la littérature bretonne avec honneur. Belle narration biographique." Fatia Folgalvez, militante bretonne avec une carrière de professeure au lycée Diwan à Carhaix

" Terrifiant et beau." Michel, correcteur et professeur à la retraite

"Je suis sûre que vous trouverez l'éditeur qu'il vous faut. Votre manuscrit le mérite." Editions Lunatique

"Texte très intéressant." Editions Goater



Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » ( 蛸壺 ) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut pren...