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mercredi 23 septembre 2026

Takotsubo - Landivisiau (extrait)

 « Takotsubo » (蛸壺) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut prendre le ventricule gauche pendant le syndrome du « cœur brisé » : une partie du cœur se dilate suite à un stress émotionnel et rappelle un récipient traditionnel japonais utilisé pour capturer les poulpes.


8 h 07

Il y avait quelques minutes que le train avait échappé à la gare de Landivisiau, au grand soulagement de Paul. Il s'éloignait en glissant sur le viaduc de Guimiliau, celui qui émergeait au-dessus de la Penzé. La Penzé, à la fois folle et gémissante. Folle quand elle charriait des tonnes d'eau tumultueuse, dans les villages et hameaux, gobant arbres et bêtes à son passage. Gémissante, les fois où son gazouillis ne suffisait pas à la considérer comme un piège. En la découvrant en contrebas, amincie et paisible dans son cours, Paul comprenait tout cela. L'eau ?  Magistrale, elle ruisselait jadis, éternelle, entre les crêtes des montagnes et les fonds de vallée. Aucun obstacle ne résistait à la fusion des eaux. Même pas le feu. Elle était plus forte et impatiente que le feu. L'eau. L'élément le plus puissant et le plus fluide au monde. Avec Paul, on était loin d'être dans un tel état. À l'image de la qualité de l'eau actuelle, il avait plutôt l'âme boueuse.

Manifestation contre le projet de centrale à Landi. Présentation par l'actuel président de la région Bretagne, L. Chesnais-Girard. Je suis le n°9 en partant de la gauche. Quimper - 2015

Paul détestait ce gros bourg de Landivisiau, sans atout ni saison depuis fort longtemps. Même en été, on se pensait en hiver, et l'inverse n'échappait pas à cette constance, à cette austérité toute léonarde. Au-dessus des toits, nulle fantaisie. Autrefois, les nuages blancs, instinctivement, fuyaient ou contournaient la ville, laissant le trou formé se combler par des lamelles grises, superposées en teintes distinctes, qui s'étalaient dans l'arrière-pays. Elles étaient comme aimantées à cet endroit, coincées par une quelconque et machiavélique alchimie météorologique. D'où des averses spasmodiques, frappant les gens, les chats et les chiens, les trottoirs, les quelques façades bourgeoises ayant survécu aux transformations du centre, les habitations et les haies, en biais, traîtresses, dans des variations inouïes — gerbe, drache, flotte, giboulée, parties du nord ou de nulle part.

Été comme hiver, l'avenue centrale de la commune, qui dégringolait vers l'ouest, contenait des vitrines où l'on exposait une certaine histoire de la prospérité d'antan à travers la toilerie. La nostalgie avait piqué les murs, crépis de blanc, parfois par plaques entières. Aucun charme architectural ne se plaisait là-dedans. Malgré tout, puisque les foires aux chevaux et leur commerce annexe lui avaient octroyé une certaine notoriété, l'une des plus audacieuses du Haut-Léon, la ville avait rivalisé avec le suprême évêché, la ville-phare : Saint-Pol-de-Léon. Toute léonarde qu'elle fût, d'un naturel orgueilleux, elle ne put conserver cette stature que quelques siècles. Et quelques siècles ne représentaient rien en comparaison de la solidité saint-politaine, antédiluvienne, Terre sacrée parmi les Terres sacrées.

Cependant, convaincue qu'il fallait surmonter cet échec, Landivisiau misa sur le seul élément qui la caractérisait le mieux : sa laideur. Elle décida donc d'étaler cette faiblesse et de la transformer en avantage. Et c'est ainsi qu'à sa périphérie vinrent s'agglomérer des zones et des porcheries industrielles. Dans ces moments, la rivalité entre les hommes ramenait leur vie à quelque chose d'enfantin. Cette puérilité se mesurait alors en mètres gagnés dans les cieux, dans une verticalité confondante, à l'image de toutes ces flèches qu'il fallut ériger de manière à prouver la puissance divine sur la nature et toutes les créatures du monde terrestre. Ainsi, la cheminée « à cycle combiné » de la centrale à gaz culmina à plus de 49 mètres dans le but, selon les dires des concepteurs, « d'assurer une dispersion suffisante des fumées ». À force, par habitude, camouflée la plupart du temps dans une nappe épaisse, la tour immonde, dans un paysage immonde, ne se voyait plus.

Avec les modifications irrémédiables du climat, Landivisiau, rattrapée par son destin, devint, avec tout ce qui vivotait aux alentours, l'un des secteurs en Bretagne dont l'atmosphère était la plus polluée, la plus chargée en particules fines. Entre l'ammoniac dégagé par les bâtiments hors-sol et le CO2 dispersé par la centrale à gaz, qui fonctionnait au-delà de ses capacités de départ, le territoire avait été classé comme « zone toxique élevée ». À Landivisiau, les richesses accumulées par les taxes levées étaient retournées là où elles devaient être : dans le passé, parce que l'homme n'apprenait décidément rien de l'histoire.

« On n'échappait pas à son destin », ressassa Paul. Il se persuadait alors que la fille du bus était descendue. Les passagers, renouvelés, se détendaient.

Lors de ses préparatifs de sabotage, dans une liste à hauts risques, Paul avait coché cette centrale à gaz comme objectif. Il avait renoncé à cette cible. D'autres, avant lui, avaient tenté de s'opposer à sa construction. Il avait appris, de la bouche d'un responsable de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, que des adversaires avaient introduit des spécimens de l'escargot de Quimper sur le site d'implantation. Cette espèce protégée devait censément annuler le projet. Il n'en fut rien. De toute façon, les dérogations préfectorales pour destruction d'espèces protégées supplantaient la loi.

— Honteux ! s'exclama Paul dans la voiture.

Il remua la tête énergiquement, marmonna quelque chose d'inaudible. Palpa une poche du blouson. Puis, gratta sa barbe.

Prendre en otage une espèce emblématique de la préservation de la biodiversité était indigne de n'importe quel défenseur du vivant. Oui, car c'était bien de cela qu'il s'agissait d’après lui : raconter le vivant, le recevoir, l’accompagner, mais surtout ne pas l'emberlificoter. Si l'information avait fuité, c'était tout le mouvement écologiste de la région, déjà malmené, qui aurait été dénigré et disqualifié durablement.

Tant pis pour eux.

La probité avait toujours motivé les actions de Paul. Et il en avait mis du cœur à l'ouvrage pour éviter toute similitude avec leur écologie à la carte.

— Pfff… des trouillards… des opportunistes, chuchota-t-il.

Il s'énerva, un bras balancé vers l'avant, en se souvenant que certains avaient persévéré à s'afficher dans les médias. Contrairement à lui. Quinze ans. Quinze ans qu'il manigançait en secret, se faisant oublier des pseudo-militants et des autorités. En fin de compte, l'isolement était son allié et la maladie incurable, sa raison de mourir.

mardi 15 septembre 2026

Takotsubo - Landerneau (extrait)

« Takotsubo » (蛸壺) est un terme japonais signifiant littéralement « pot à poulpe ». Le nom vient de la forme caractéristique que peut prendre le ventricule gauche pendant le syndrome du « cœur brisé » : une partie du cœur se dilate suite à un stress émotionnel et rappelle un récipient traditionnel japonais utilisé pour capturer les poulpes.

— L'inconvénient avec le Shih Tzu est qu'il est fragile, vous savez. Le cœur surtout. Il fallait surveiller. Certains s’essoufflaient pour rien… pas très vieux… Enfin, en même temps, c'est dans le cours des choses. Vous ne pensez pas, Frédéric ? Georges Peron avait retrouvé une contenance des plus effrayantes.

Frédéric ? Oui, le pseudo-Frédéric devait répondre.

— Oui, oui… certainement…

— Vous avez des animaux chez vous ?

La question paraissait tellement désinvolte que Paul ne trouva aucune échappatoire.

— Euh… oui… un chat… enfin… c'était plutôt le chat de ma fille…

Paul agita la main droite, signifiant son manque de précision et donnant ainsi l'impression de réajuster son propos.

— Oh ! Vous avez une fille… Pourquoi, c'était ?

Paul se souvint tout d'un coup que le chat était mort l'an dernier. Mais où avait-il enterré le cadavre ? Ah oui ! Cela lui revenait… dans le champ.

— C'était… à propos du chat… Oh ! Il est mort l'an dernier.

Paul hésitait à confirmer ce qui s'était pourtant produit.

— Ma fille est toujours vivante, par contre. Bien vivante, enfin je le lui souhaite, je lui lègue ce fardeau…

Georges Peron ne put supposer que Paul avait tenté une blague. L'effet attendu resta inexploré. Georges Peron consultait des informations dans ses lunettes. La ville de Landerneau se profilait. Cinq minutes avant l'arrivée du train.

Il s'agita brusquement. À l'aide d'une main, il plaqua ses cheveux gras vers l'arrière. Rangea ses lunettes. Réajusta sa chemise à carreaux. Vérifia qu'il n'avait rien oublié, surtout qu'il n'avait rien déballé.

Il avisa la présence de Paul, qui semblait dorénavant l'incommoder. Il fallait se précipiter. Mme Peron-mère exigeait une ponctualité stricte, malgré les aléas du parcours. Le train continuait à progresser dans la direction souhaitée, sans entrave apparente. Autant pour Peron que pour Frédéric. Celui-ci s'écarta pour ne pas gêner le passage du gros bonhomme. Un bref échange de regards.

— Frédéric, heureux d'avoir fait votre connaissance. Le bonjour à votre chat…

Frédéric resta interloqué. Son chat ? Pourquoi son chat ? Il ne l'avait pas écouté.

« Espèce d'enfoiré ! Tu m'as bassiné avec tes histoires de clebs et tu m'as presque dévoilé que tu voulais tuer ta mère ! Tu sais ce qu'il te dit, Frédéric ? »

— Oui, de même. Le bonjour à votre mère et à Fernando. (Ou à n'importe quel autre mâle qui te rabaisse.) Au revoir, Geoorges.

« Mesdames et messieurs, dans quelques instants, nous allons arriver en gare de Landerneau. Veuillez vérifier que vous n'avez rien oublié à votre place et descendre du train dans le calme. » Le message vocal avait couvert la voix de Paul. Georges Peron se dégagea du compartiment sans se retourner.

Un ou deux usagers s'agitèrent à leur tour. Dans le compartiment suivant, on crut percevoir les remous d'une bousculade. Les deux agents de la Police de l'Éternel Pouvoir" se ruèrent vers l'origine du trouble, potentiellement suspect.

Paul se décontracta en étirant les jambes qu'il avait ankylosées. Dans la posture précédente, l'arthrose dans les genoux le faisait particulièrement souffrir. Tout en se frictionnant la rotule gauche, il examina, par le carré de la fenêtre opposée, l'endroit précis où se situait le convoi.

Le tracé des chemins de fer surplombait l'Elorn. Une brume timide, pataugeant dans la vasière, hésitait encore à se laisser bercer par une brise venue du goulet marin étendu au-delà de son emprise. On dépassa le pont, autrefois à bascule, qui n'avait plus d'utilité à cause de la montée des eaux. Tout juste un accès aux piétons et aux cyclistes, à marée descendante, à condition d'être chaussés de bottes. On avait repéré à ce gué des anguilles en procession.

Sur les hauteurs, cette même brume s'accrochait à la forêt qui, en surplomb, défiait les rangées de lotissements mornes. Prévoir les travaux du rail, vingt mètres au-dessus du niveau du fleuve, fut empreint d'une véritable dose d'intuition et d’ingéniosité, se félicita Paul.

Le conducteur fit ralentir la machine. La brume s’était dissipée au-dessus du canal. Quelques oiseaux de l’estran montaient à l’oblique et descendaient comme des cerfs-volants, juste au ras du filet d'eau laissé libre par la vase. Ils remontaient aussitôt, sans vouloir être happés dans une glaise tout aussi collante que le mazout. Et ils renouvelaient, dans leurs ailes enflammées par la lumière de l’est, une chorégraphie identique. Pour y parvenir, ils fouillaient l’air de leurs plumes afin de capter une force désoeuvrée, pour qu’elle soit définitivement gravée dans un ciel ouvert. Paul envia cette virtuosité.

Les aigrettes ou les mouettes (les goélands ayant été recensés comme « espèce exterminée ») se frôlaient, se chamaillaient souvent, en plein vol, et toujours plus haut. Ils se disputaient la chair de mollusques qui avaient colonisé les flancs du canal. Les sternes, de taille inférieure mais plus opportunistes, guettaient un rang en dessous, dans l'attente qu'un morceau de moule échoue sur la vase. Plus légères, narquoises dans leurs exclamations, elles sautillaient à la surface, picorant sa pellicule. Quelle outrance ! Que d’hardiesse dans ces pattes toutes fines !

À gauche, une vaste zone artisanale abandonnée. Ce genre de friches s'était multiplié. Béantes, la sinistrose y régnait en maîtresse, sous des amas de gravats, d’ossatures métalliques vides et éventrées, de verre pilé, de ronces, de saules rivaux et d'herbes rases, complices involontaires de stigmates d’habitudes humaines présomptueuses.

C’étaient les sureaux qui étaient piégés là.

Paul pensait que, dans mille ans, on les qualifierait de tertres, dans la mesure où l'on prévoirait des fouilles archéologiques. Les curiosités du temps se trouveraient ainsi dans du plastique vieilli, gondolé, modifié et sédimenté. Qui sait, peut-être même que le torse en partie démembré d’une poupée aurait de la valeur ?

L’essentiel n’avait jamais troublé l’humain. La rivière du Froud, le bouleau, la collette du lierre, le nepticule doré. Même dans mille ans.

Le train ralentit nettement puis, après un à-coup prévisible, stoppa sa course. Les portes s'entrebâillèrent et chavirèrent les premières silhouettes vite oubliées, tirant avec détermination sur leur valise, pressées de se débarrasser de ces retrouvailles épouvantables avec un quai ferme. Autour d’eux, la ville vieillissait, se lamentait derrière des façades moribondes.

Paul entr'aperçut Georges Peron qui, malgré les efforts évidents pour accélérer le pas, était davantage encombré par son poids que par son bagage. De dos, il ressemblait à un ours pelé par l’hivernation, à la démarche chaloupée. Il s'immobilisa d'un seul coup, semblant hésiter. Il se passa une main dans ses cheveux gras.

Ah ! Il avait besoin de rectifier sa coupe puisqu'il repartit aussitôt. Comme le train, après ses deux minutes d'arrêt.


lundi 7 septembre 2026

Musk-AfD : "Bien joué !"

« Gut gemacht ! » C'est par ce tweet publié sur son réseau social X qu'Elon Musk a salué la victoire du parti néofasciste, l'AfD, aux élections régionales de Saxe-Anhalt, en septembre 2026 (1). Au-delà du séisme provoqué par ce résultat, et face à l'idéologie nauséabonde portée par les partisans de l'AfD dans leur programme — de la « remigration » ou de la "séparation des élèves selon leur statut migratoire", autrement dit la ségrégation ethnique à l'école —, il devient essentiel de s'interroger sur la médiatisation et la tolérance dont bénéficient les comportements ostentatoires de l'homme « le plus riche du monde » de la part des élites politiques, médiatiques et économiques. Plus largement, l'adhésion de chacun, au quotidien, à travers ses propres choix de consommation, mérite elle aussi d'être questionnée.

Est-ce le salut d'un nazis ou d'un populiste ?

Lors d'un rassemblement célébrant l'investiture de Donald Trump à Washington en janvier 2025, Elon Musk, sur scène, a porté la main à sa poitrine puis tendu le bras droit vers l'avant, paume vers le bas, avant de répéter ce geste en direction du public derrière lui. Des critiques l'ont immédiatement comparé au salut nazi. Face à la vive polémique soulevée, le milliardaire a contesté ces attaques, affirmant qu'il ne s'agissait nullement d'un hommage au Troisième Reich. Après avoir, à plusieurs reprises, affiché publiquement son soutien aux partis d'extrême droite en Europe, comment ignorer désormais les sympathies d'Elon Musk avec les néofascistes allemands ? Comment ne pas voir le lien entre ce salut et son tweet de félicitations, presque triomphant ? Dès lors, les élites décrites plus haut, tout comme le consommateur en général, devraient se démarquer des positions de cet homme si influent, voire condamner fermement son orientation xénophobe, incontournablement suprémaciste blanche.

Affirmer que la porosité entre le capitalisme et le fascisme, par l'entremise des États, n'a rien d'anecdotique et n'est pas nouveau : l'histoire récente des conflits mondiaux en offre déjà des précédents. Or, alors que cette histoire nous rappelle avec insistance le cataclysme que représente l'accession de l'extrême droite au pouvoir, quelles réactions les représentants politiques et industriels européens ont-ils eues envers ceux qui portent en eux les germes de la haine raciale et de la domination économique, à l'image d'Elon Musk ? En dehors de la réponse enthousiaste du candidat de l'AfD à Musk sur X, aucune réaction directe et à la hauteur de l'enjeu ne semble avoir été formulée par les chefs d'État européens ou par la Commission européenne pour condamner explicitement ce soutien.

Aux USA, il y a une extrême tolérance à l'ignominie

« Faire barrage » à l'extrême droite ne doit pas se limiter à des déclarations d'« inutilité publique » ni à un quelconque « élan républicain » de circonstance lors des élections locales ou nationales. Il faut s'employer, sans attendre, à éradiquer toute menace néofasciste, même masquée. Cela devrait commencer par le refus de la présence d'Elon Musk dans les sommets économiques internationaux, ou du moins européens ; par des annonces officielles des responsables politiques prenant leurs distances avec ce soutien affiché à l'AfD ; par le boycott de produits manufacturés comme ceux de la marque Tesla ou le désabonnement à X. Sinon, il est vain de déclarer la situation préoccupante (2) sans agir, car tous ces acteurs participent, par leur inaction, à la banalisation de la présence de l'extrême droite jusque sur les plateaux de télévision. À quand un sommet européen des chefs d'État pour exclure les investissements des sociétés d'Elon Musk comme Space X de la zone euro ? Il est temps de ne plus se contenter de réclamer des pénalités aux multinationales qui s'affranchissent des règles, comme les GAFA.

Face à l'extrême droite, il n'y a qu'un seul mot d'ordre : tolérance zéro. Sinon, même par leur silence, les démocraties européennes participent à la banalisation des discours et des signes de soutien, et à la normalisation des politiques néofascistes sur le continent. Ce message de rejet serait-il suivi d'effets ? Face à la puissance financière et industrielle d'Elon Musk, on peut déjà en anticiper les conclusions : il n'y aura pas de consensus contre lui, ni par un sursaut des consommateurs, ni par désobéissance civile critique, ni par une condamnation des États. Si la percée du néofascisme allemand inquiète, il est tout aussi inquiétant de laisser Elon Musk continuer de peser sur le monde économique, motivé par des objectifs hégémoniques et impérialistes. 

(1) France info. Publié le 06 septembre 2026 https://www.franceinfo.fr/monde/europe/allemagne/direct-elections-regionales-en-allemagne-les-bureaux-de-votes-sont-ouverts-en-saxe-anhalt-ou-l-extreme-droite-est-favorite_8179493.html

(2) France 24. Publié le 07 septembre https://fr.euronews.com/my-europe/2026/09/07/victoire-de-lafd-en-saxe-anhalt-les-reactions-de-la-classe-politique-francaise?utm_source=chatgpt.com

 Le Monde. Publié le 07 septembre https://www.lemonde.fr/international/live/2026/09/07/en-direct-elections-regionales-en-allemagne-apres-la-victoire-de-l-afd-en-saxe-anhalt-le-spd-reproche-au-chancelier-une-rhetorique-nefaste-qui-a-cree-de-l-inquietude-et-de-la-mefiance_6767342_3210.html?utm_source=chatgpt.com

À l'ombre du Menez moc'h. L'infirmerie (extrait)

Il y avait eu d’abord le froid métallique du lit militaire. Une table d’opérations, offerte par un médecin gradé américain en remerciement d...